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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 08:33

benoit-caudoux-la-migration-des-gnous.gifBenoît Cadoux nous entraîne au cœur de la migration d’un troupeau de gnous, qu’un de ces mammifères raconte à la première personne du singulier.

 

Le titre m’a attiré ; le livre est un joli objet, les doigts caressent agréablement le papier des feuilles ; la mise en page soignée invite à la lecture d’un style que l’on pressent raffiné.

 

Et de fait, sous le prétexte d’une transhumance, l’auteur évoque la difficulté à gérer le changement, l’évolution d’une société inquiète et énergique, le pari et les enjeux de la prise de conscience : comment se sentir gnou parmi les gnous si je suis seul à être conscient que j’en suis un ?

 

Benoît Cadoux enseigne la philosophie et malheureusement, on sent que ce livre se veut une mise en perspective et une analogie, une image ou une allégorie de quelque chose que je n’ai finalement pas très bien compris. Contrairement à Philippe Vasseur, ce livre bénéficie d’un vrai style, mais cependant trop affecté pour paraître naturel. Pour tout dire, j’ai parfois pensé à Saint-John Perse, dans les petits commentaires qui doivent se vouloir poétiques ou profonds (j’aime bien le poète pourtant !).

 

La migration des gnous souffre de trop d’affectation ; pour reprendre un terme popularisé par un écrivain que je connais bien, son écriture me paraît chichiteuse.

 

Alors, amis lecteurs, laissons les gnous migrer en paix, ne nous approchons pas du troupeau de peur de recevoir un coup de sabot.

 
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Published by Tioufout - dans Livres
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