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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 07:16

Benjamin-Pelletier----A-travers-sables-copie-1.JPGLe narrateur, employé d’un groupe hôtelier français, débarque à Djeddah en Arabie Saoudite. Ses prédécesseurs n’ont pas pu supporter la vie dans le royaume et le dernier a fini par se promener nu. Bien sûr, il n’a pu expliquer avec sincérité à son chef, les raisons qui l’ont poussé à postuler à cette place si peu enviée.
 
Le récit prend d’abord une forme très classique ; le narrateur se confronte à la démesure que procurent les dollars du pétrole, au mauvais goût de luxe qui les accompagne parfois, à la compétition entre les chefs locaux qui veulent tous leur hôtel cinq étoiles.

 

Les limites de cette existence surgissent lentement mais avec clarté. L’inanité de cette existence, de cette bulle de vie érigée en plein désert contre toute logique écologique ou simplement humaine, frappe le narrateur ; il perd peu à peu ses repères et se livre à une recherche sur sa propre raison d’être. Du désert aux bords de mer, des routes droites à l’infini aux lampadaires qui éclairent de vides zones à bâtir, jusqu’à un hôtel sans client entretenu pour faire plaisir à son propriétaire, la solitude envahissante finit par obliger le narrateur à une plongée très intime.

 

Benjamin Pelletier propose une écriture d’un très abordable vocabulaire, dont le rythme évolue et suit la descente vers l’introspection. Il y a quelques passages savoureux sur les conséquence d’un trop plein d’argent dans un monde habitué depuis peu au capitalisme flamboyant et pour tout dire aveuglant. Cependant, je ne saurais conseiller cet ouvrage ; il m’a laissé sans grande émotion.

 

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Published by Tioufout - dans Livres
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