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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 08:30

Ceux qui ne tarissent de reproches à propos d’Amélie Nothomb trouveront sans doute un réconfort dans ce livre, dont le titre, fruit d’une mignonne contrepétrie, donne le ton.

Dans cette histoire, Antoine Galoubet, un écrivain, ignoré des prix littéraires et des devantures des librairies, tombe par hasard sur le corps d’Anémie Lothomb, tuée par son amant japonais. Anémie représente tout le contraire de l’idée qu’Antoine Galoubet se fait de la littérature : elle vend énormément de livres médiocrement écrits grâce à un marketing savamment étudié et une complicité des médias.

Antoine Galoubet décide de cacher le cadavre d’Anémie et de faire chanter les médias, en prétextant l’avoir enlevée, pour devenir célèbre et pour que le public, privé jusqu’alors de son talent, accède enfin à ses livres.

Le livre est plaisant. Quelques sommités de la littérature française contemporaine en prennent pour leur grade (on y voit passer Margarine Pingeot, Houellbegbedec, et Ratavalec) . L’auteur détaille sa réflexion sur le succès mérité ou organisé des écrivains et sur la complicité des critiques littéraires et des organes de presse.

Un côté donneur de leçon peut néanmoins agacer même si le deuxième degré et l’ironie ne sont jamais bien loin. D’autant que, paradoxalement, Jean-Pierre Gattégno ne saurait être qualifié, sur ce roman, de grand écrivain, tant le style ne se singularise pas et que les idées développées n’éclairent pas d’un jour bien nouveau la pensée de notre temps.

Ce livre mérite sa part de succès pour fournir un aimable divertissement au lecteur qu’Amélie Nothomb irrite ou amuse.

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Published by Tioufout - dans Livres
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