Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

Langage Stéphanois

Archives

Pages

17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 08:55

J’ai découvert La vie en sourdine (Deaf sentence) de David Lodge dans un magazine, classé parmi les meilleurs romans étrangers de 2008.

Je l’ai lu en anglais et rien que le titre est d’une belle subtilité avec les jeux sur les mots homophones deaf (sourd) et death (mort) et les multiples sens de sentence (peine – peine de mort, phrase, une maxime, une manière de penser, etc.) Avec la vie en sourdine le traducteur en français n’a pu que rendre une partie de cette richesse de sens.

La vie en sourdine raconte quelques mois de la vie de Desmond Bates un professeur d’université en linguistique à la retraite qui souffre de surdité assez avancé. Sa carrière est derrière lui et sa vie sociale pâtit de ses difficultés auditives ; sa femme Winifred (surnommée Fred), au contraire, s’épanouit dans sa boutique de déco. David Lodge décrit bien les relations subtiles et complexes de ces deux êtres et de leurs deux conditions.

L’arrivée d’une étudiante en thèse, Alex Loom,  qui souhaite changer de professeur encadrant et s’adresse à Desmond va changer les habitudes du couple.

La vie en sourdine explore aussi les sentiments père – fils. Harry Bates réside dans une petite maison près de Londres et se laisse aller depuis de nombreuses années et son fils Desmond lui rend parfois visite selon un immuable rituel. On le sent vivre dans une autre époque. Discrètement David Lodge nous offre une réflexion sur la difficulté de vieillir et sur la vision d’un fils partagé entre la volonté d’indépendance et le caractère grognon du père et son souhait de partager des moments de vie avec lui.

La langue anglaise est jolie, sans être particulièrement difficile (on est quand même loin d’Harry Potter !). Le livre est plein d’humour. Un vrai bonheur.

Partager cet article

Repost 0
Published by Tioufout - dans Livres
commenter cet article

commentaires