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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 20:28

A en juger par ce premier roman, Le cœur cousu, Carole Martinez possède un rare talent ; elle sait raconter une histoire.

Frasquita Carasco est née dans un village au sud de l’Espagne et elle hérite de sa mère un don qui insuffle une incomparable beauté aux vêtements qu’elle coud. C’est l’histoire de Frasquita et de sa famille que narre ce livre, de la terre hostile de son village et de la rudesse de ces habitants jusqu’au Maroc ou elle finira par échouer après avoir été jouée et perdue par son mari.

Le cœur cousu se situe à mi-chemin de la saga familiale et de la fable poétique.  Les pouvoirs merveilleux et inexpliqués se transmettent de fille à fille et rappellent les temps anciens, les villages immuables, les clans, les paysans et les seigneurs, la jalousie, la force de ces femmes au tempérament affirmé à la fois enviées et craintes et peut-être détentrice d’une magie, à mille lieux du sorcier à lunettes. Les prénoms des enfants de Frasquita se succèdent, Anita, la mutique, Angela, à la voix d'or, Pedro el Rojo, le dessinateur, Martirio, au baiser mortel, Clara, qui tire son énergie de la lumière du soleil, etc.

Ce livre est un bijou, une rareté, une perle. Il faut certes franchir les premiers chapitres, qui du fait même de la technique narrative, ne peuvent prendre un sens immédiat. Ensuite, les rets ne se relâchent plus.

J’ai goûté ce livre comme un bon mets, savourant chaque ligne, hésitant entre l’envie de le dévorer et le souhait d’en laisser pour le lendemain afin de me délecter de l’envie de le retrouver.

Ce roman a été couronné de nombreux prix. Je lui décerne celui de ma plus belle découverte 2008.

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Published by tioufout - dans Livres
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