George et Florence Bernache, couple Franco-Américain, pilotent le chantier de construction d’un métro à Mexico pour la société américaine
Pullman ; le projet avorte pour des raisons liées à des trouvailles archéologiques et la découverte de pétrole. Le chantier est alors transporté bizarrement à Minas Blancas, près de la frontière
entre le Mexique et les Etats-Unis, pour que Pullman demeure dans un jeu ambigu mêlant politique et stratégie industrielle.
Le chantier n’avance pas et les Bernache y engloutissent des sommes colossales et étrangement, la maison mère semble oublier le projet en plein désert. D’étranges travailleurs parlent de couleurs, de figurines antiques, de cultes archaïques, de dieux aztèques et d’une possibilité que les travaux progressent. Les époux y consentent plus ou moins contre leur gré et, il devient bientôt évident que les hommes utilisent le projet pour creuser un tunnel permettant une immigration aisée aux USA.
De nos jours, Joshua Hopper enquête sur ce chantier faramineux et, grâce à Gris Bandejo, témoin de l’époque, reconstituera le parcours des Bernache.
Le roman foisonne de navigation entre le passé et le présent et baigne dans la lumière ocre de la terre sacrée des aztèques et celle plus crûe des réalités plus terre-à-terre. L’atmosphère poisseuse et lourde des boyaux de mines qui s’enfonce dans le sous-sol convient bien à cette évocation des migrations et aux sacrifices que font ceux qui partent.
Pourtant, malgré les critiques enthousiastes que j’ai entendues ou lues (après ma lecture du livre) j’ai parfois feuilleté les pages qui restaient avant la fin en me disant ‘encore tout ça’. Je n’ai pas été rebuté mais quelque chose dans la narration m’a gêné : peut-être une hésitation dans la conduction de l’intrigue et un côté flou. Ce que les exégètes mettent au crédit d’une subtile et complexe construction, m’a ennuyé.
Ce roman a obtenu le prix du Livre Inter 2010.
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Réalisé par Pedro Almodóvar en 2011, avec Antonio Banderas, Elena Anaya, Marisa Paredes, etc.
Dans les 5 premières minutes très belles, Lars von Trier nous montre la fin du monde, la terre rentrant en collision avec Melancholia, grosse
planète bleuâtre. La musique Wagnérienne de Tristan et Yseult renforce avec grandeur le symbolisme de ces premières scènes.
Lorsque John Gordon entend la voix du fils de l’Empereur Galactique lui proposer d’échanger leurs esprits pour 6 semaines, il
accepte volontiers. Le voici projeté en 202 115 (deux mille siècles dans le futur) dans le corps du prince Zarth Arn alors que ce dernier poursuit l’étude du passé de la civilisation humaine dans
celui d’un modeste comptable new-yorkais.
L’Enquêteur n’aurait imaginer plus difficile démarrage : arrivée dans une ville de province pour investiguer sur une vague de suicides dans
l’Entreprise, personne ne l’attend à la gare. Trempé par une pluie glaciale, il se réfugie dans un bar, vide, dont l’employé lui bat froid. Il erre dans des rues étrangement désertes ; le seul
humain rencontré lui renverse sa valise qui déverse son contenu sur le sol détrempé. Il finit par être accueilli par la Géante dans l’hôtel de l’Espérance. Sa chambre, n° 93, est ridiculement
vaste mais meublée on ne peut plus chichement ; la salle de bain, au contraire, laisse à peine passer son corps (et encore, de biais).
J’apprécie tout particulièrement les nouvelles ; les fidèles de ce blog le savent bien. Alors, imaginez, un recueil de nouvelles de Ray Bradbury, le célèbre auteur de science fiction,
celui de Farenheit 451, celui des Chroniques martiennes !
Les livres
existent par leur rencontre avec chaque lecteur. Ce roman qui a bénéficié de bons articles de critiques professionnels, m’est resté entre les mains comme un repas trop lourd peut rester sur
l’estomac.
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